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Avec plus de 60 milliards d'euros de dettes, le groupe Altice se sépare de 45% des actions de SFR.
Altice Groupe (société luxembourgeoise) et son boss Patrick Drahi, qui vit en Suisse à Zermatt selon lui et à Colony-Genève selon le service des contributions de ce canton, doivent faire face aux échéances de remboursement de leur dette abyssale. Celle-ci s’élève à plus de 60 milliards d’euros, elle a été créée au fil des acquisitions effectuées en LBO (leveraged Buy out) soit en endettant les sociétés acquises en Europe et aux Etats-Unis.
Première étape : SFR, qui a une dette de 24 milliards et des résultats opérationnels en forte baisse (1.2 millions d’abonnés mobiles perdus en une année). Pour amadouer ses créanciers et s’en sortir, Patrick Drahi a donc décidé de leur remettre des actions SFR en échange d’une renonciation partielle de leurs prêts, 8,6 milliards d’euros. Il espérait en décembre dernier leur « offrir » 25% de l’opérateur hexagonal (après des mois de bras de fer), mais les négociations se sont soldées à la fin février 2025 avec 45% de la société et 2,6 milliards de cash. Altice garde la majorité mais la situation reste compliquée car au niveau des intérêts négociés ceux-ci ont également prix l’ascenseur à 7,2% sur les 15,5 milliards restants, soit plus d’un milliard d’intérêt par an.
Ouf, le contrôle est conservé ! Certes, mais que va-t-il se passer avec les autres dettes d’une hauteur de 40 milliards, la même recette va être appliquée ? To big to fail sauvera Altice ? De nouvelles ventes d’actifs ? Un refus des créanciers ? Les paris sont ouverts puisque nous sommes bien en pleine partie de Monopoly.